DPE à Centre Nord-Saint-Ferjeux à Vesoul : bâti ancien et repères pour le logement

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Centre Nord-Saint-Ferjeux, l’analyse de 828 DPE décrit un quartier largement composé d’appartements, où le bâti ancien tient une place importante. Les classes C et D dominent, tandis que la part de logements classés F ou G reste proche de celle de Vesoul.

DPE à Centre Nord-Saint-Ferjeux à Vesoul : bâti ancien et repères pour le logement — Vesoul

Le dossier énergétique de Centre Nord-Saint-Ferjeux repose sur 828 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, au sein d’un échantillon de 5 664 DPE analysés à Vesoul. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués et de situer le quartier par rapport aux indicateurs communaux disponibles. Elles ne constituent toutefois pas un inventaire exhaustif de tous les logements du secteur. Le portrait qui se dégage associe une forte présence du bâti ancien, une nette prédominance des appartements et des étiquettes concentrées sur les classes C et D. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un candidat à la location, ces résultats offrent des repères de comparaison. Ils ne remplacent pas la lecture du diagnostic propre au logement concerné.

Un bâti ancien, très majoritairement composé d’appartements

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Centre Nord-Saint-Ferjeux)Part du quartier
A60,7 %
B192,3 %
C33740,7 %
D28934,9 %
E12114,6 %
F455,4 %
G111,3 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Centre Nord-Saint-Ferjeux (Vesoul).

La période de construction dominante est celle d’avant 1948 : elle représente 44,9 % des diagnostics du quartier, contre 18,8 % à l’échelle de Vesoul. Cette différence caractérise fortement Centre Nord-Saint-Ferjeux dans la comparaison communale. En élargissant le regard aux constructions antérieures à 1975, la proportion atteint 71,9 %. Le tissu résidentiel observé est donc largement antérieur à cette date. Les maisons individuelles ne représentent que 5,8 % des logements diagnostiqués, le reste étant constitué d’appartements. La surface médiane de 59 m², contre 65 m² dans la ville, complète ce portrait. Ces éléments décrivent la composition de l’échantillon, mais ne renseignent pas directement sur l’état de chaque bâtiment, les équipements présents ou les éventuelles rénovations réalisées.

  • Ancienneté : avec 44,9 % de diagnostics portant sur des logements construits avant 1948, cette période constitue le premier repère pour décrire le quartier. Elle ne suffit pas, à elle seule, à attribuer une classe énergétique à un bien.
  • Typologie : la part de maisons individuelles est limitée à 5,8 %. La lecture des résultats concerne donc principalement des appartements, sans que les données fournies permettent de distinguer leurs étages, leurs configurations ou leurs situations dans les immeubles.
  • Surface : la médiane s’établit à 59 m² dans le quartier et à 65 m² à Vesoul. Ce décalage doit rester présent à l’esprit lorsqu’on compare les coûts énergétiques annuels, qui portent sur des logements dont les surfaces ne sont pas identiques.

Des classes C et D dominantes, malgré l’ancienneté du quartier

La répartition des 828 diagnostics montre une concentration sur les étiquettes C et D, avec respectivement 337 et 289 logements. La classe E rassemble ensuite 121 diagnostics. Les étiquettes les plus performantes sont moins présentes : 6 logements sont classés A et 19 sont classés B. À l’autre extrémité, les classes F et G comptent respectivement 45 et 11 logements. Ce profil invite à ne pas confondre ancienneté du bâti et mauvaise étiquette systématique. Bien que les constructions d’avant 1948 occupent une place importante, les résultats observés restent majoritairement situés en C et D. Les données ne croisent cependant pas l’année de construction et l’étiquette de chaque logement : elles ne permettent donc pas d’expliquer précisément cette répartition ni d’identifier l’effet de travaux.

  • Classes A et B : 6 diagnostics en A et 19 en B. Ces effectifs indiquent une présence limitée de ces étiquettes dans l’échantillon, sans permettre d’en préciser la localisation ou les caractéristiques techniques.
  • Classes C et D : 337 diagnostics en C et 289 en D. Ce sont les deux catégories les plus représentées ; elles constituent le principal point de comparaison pour lire la place d’un logement dans les résultats du quartier.
  • Classe E : 121 diagnostics. Cette catégorie demeure distincte des classes F et G dans la répartition fournie et ne doit pas être intégrée au taux de passoires énergétiques présenté ici.
  • Classes F et G : 45 diagnostics en F et 11 en G, soit 56 logements et 6,8 % de l’échantillon. Ce taux est légèrement supérieur aux 6,5 % observés pour Vesoul.

Une consommation médiane supérieure, mais un coût estimé inférieur à Vesoul

La comparaison avec Vesoul fait apparaître des indicateurs qui doivent être lus ensemble. La consommation médiane du quartier atteint 184 kWh/m²/an, contre 174 kWh/m²/an pour la ville. En revanche, le coût énergétique annuel médian estimé est de 979 €, contre 1 000 € au niveau communal. Ces résultats ne sont pas contradictoires : la consommation est exprimée par unité de surface, tandis que le coût annuel concerne le logement. La surface médiane est par ailleurs plus faible dans le quartier, à 59 m² contre 65 m². Il serait néanmoins excessif d’attribuer entièrement la différence de coût à cette seule caractéristique. Les médianes disponibles ne décrivent pas un même logement type et ne permettent pas d’isoler les effets des équipements, des surfaces ou des autres caractéristiques.

Le contraste le plus marqué dans les données de comparaison concerne l’ancienneté : 44,9 % du bâti diagnostiqué dans le quartier date d’avant 1948, contre 18,8 % pour Vesoul. Pourtant, la proportion de passoires énergétiques reste proche du niveau communal, avec 6,8 % contre 6,5 %. L’importance du bâti ancien ne se traduit donc pas, dans cet échantillon, par un taux de F et G très éloigné de celui de la ville. Cette observation ne démontre ni une qualité uniforme des bâtiments ni l’existence d’un programme de rénovation particulier. Elle souligne surtout l’intérêt de distinguer les indicateurs : âge, étiquette, consommation et coût estimé répondent à des questions différentes. Aucun ne résume seul la situation énergétique du quartier.

Vendre ou louer : partir du DPE du bien, puis utiliser les repères du quartier

Pour présenter un logement à la vente ou à la location, les résultats du quartier servent de contexte, et non de substitut à ses caractéristiques propres. Un bien classé C ou D appartient aux catégories les plus fréquentes parmi les 828 diagnostics analysés. Un logement classé F ou G se situe dans un groupe moins représenté, qui rassemble 56 diagnostics. Dans chaque cas, l’échange avec un acquéreur ou un locataire gagne à distinguer l’étiquette du bien, sa consommation et son estimation de coût annuel. La médiane locale de 979 € n’est pas une facture prévisionnelle applicable à tous les logements. De même, l’ancienneté dominante du quartier ne permet pas de présumer la performance du bien proposé, ni de déduire les travaux qui seraient adaptés à sa situation.

Questions fréquentes

Le quartier Centre Nord-Saint-Ferjeux compte-t-il davantage de passoires que Vesoul ?

La part est légèrement supérieure : 6,8 % dans le quartier, contre 6,5 % à Vesoul. Cela correspond à 56 diagnostics classés F ou G, répartis entre 45 F et 11 G. Ce constat porte sur les diagnostics analysés et ne signifie pas que chaque immeuble ancien du quartier présente une mauvaise performance énergétique.

Quel type de logement domine dans les DPE du quartier ?

Les appartements dominent, les maisons individuelles ne représentant que 5,8 % des logements diagnostiqués. Le bâti est également ancien : 44,9 % des diagnostics concernent des constructions d’avant 1948 et 71,9 % des constructions d’avant 1975. La surface médiane est de 59 m², contre 65 m² à l’échelle de Vesoul.

Peut-on utiliser les 979 € de coût médian pour estimer les dépenses d’un bien ?

Les 979 € constituent un repère statistique de coût énergétique annuel estimé, pas une estimation individuelle. Pour apprécier un logement proposé à la vente ou à la location, il faut partir de son propre diagnostic. Le quartier présente aussi une consommation médiane de 184 kWh/m²/an, mais cette valeur ne peut pas davantage être attribuée automatiquement à un bien.

Sources officielles

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