DPE à Jean-Jaurès-Petit-Banque à Vesoul : bâti ancien et enjeux immobiliers

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

Les 768 DPE analysés à Jean-Jaurès-Petit-Banque dessinent un quartier de Vesoul largement composé d’appartements, où le bâti ancien occupe une place importante. Sa part de logements classés F ou G atteint 8,6 %, contre 6,5 % à l’échelle de la ville.

DPE à Jean-Jaurès-Petit-Banque à Vesoul : bâti ancien et enjeux immobiliers — Vesoul

Le dossier énergétique de Jean-Jaurès-Petit-Banque repose sur 768 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, au sein d’un échantillon de 5 664 DPE analysés à Vesoul. Ces observations permettent de décrire les logements diagnostiqués, leur ancienneté et leur positionnement énergétique. Elles ne constituent toutefois pas un inventaire de tous les logements du quartier : les proportions présentées se rapportent au périmètre analysé. Le profil qui apparaît associe une forte présence d’appartements, une part importante de constructions anciennes et des étiquettes surtout concentrées en C, D et E. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un locataire, ces données offrent des repères locaux. Elles doivent être distinguées des caractéristiques propres au logement concerné, que seule la lecture de son dossier permet d’apprécier.

Un bâti marqué par les constructions d’avant 1948 : 34,4 %

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Jean-Jaurès-Petit-Banque)Part du quartier
A20,3 %
B101,3 %
C25132,7 %
D25833,6 %
E18123,6 %
F486,2 %
G182,3 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Jean-Jaurès-Petit-Banque (Vesoul).

La période de construction dominante à Jean-Jaurès-Petit-Banque est celle d’avant 1948, qui représente 34,4 % des diagnostics du quartier. À Vesoul, cette proportion est de 18,8 % : le bâti ancien occupe donc ici une place nettement plus importante dans l’échantillon. En élargissant l’observation aux constructions d’avant 1975, la part atteint 63,7 %. Cela situe une grande partie des logements étudiés dans un parc ancien, sans permettre de déduire leur niveau actuel d’isolation ni les éventuels travaux déjà réalisés. Les maisons individuelles représentent 12,6 % des logements analysés, le reste étant constitué d’appartements. Le portrait énergétique local concerne donc principalement l’habitat en appartement. La surface médiane de 60 m², contre 65 m² dans la ville, complète ce profil sans décrire pour autant chaque bien.

  • Ancienneté : les logements construits avant 1948 représentent 34,4 % des diagnostics du quartier, contre 18,8 % à Vesoul. Cette différence décrit la composition du parc observé, mais ne prouve pas à elle seule une mauvaise performance énergétique.
  • Structure du parc : avec 12,6 % de maisons individuelles, les appartements constituent l’essentiel de l’échantillon local. Les données ne précisent ni les étages, ni la taille des immeubles, ni les équipements de chauffage.
  • Surface : la médiane est de 60 m² dans le quartier et de 65 m² dans la ville. Il s’agit d’un repère central de l’échantillon, et non d’une surface représentative de tous les logements.

Les étiquettes C et D dominent parmi les 768 DPE

La répartition des étiquettes montre d’abord le poids des classes D et C, avec respectivement 258 et 251 diagnostics. La classe E rassemble également un ensemble important, avec 181 diagnostics. À l’autre extrémité de la distribution, les classes A et B sont peu présentes : elles comptent respectivement 2 et 10 diagnostics. Les classes F et G concernent 48 et 18 logements. Ce panorama décrit donc une situation contrastée, plutôt qu’un quartier uniformément peu performant. L’importance du bâti ancien coexiste notamment avec une présence conséquente de logements classés C. Les données ne permettent cependant pas d’expliquer cette répartition par des rénovations, des modes de chauffage ou des matériaux particuliers. Elles montrent des résultats énergétiques, sans documenter les causes techniques propres à chaque logement.

  • A : 2 diagnostics ; B : 10 diagnostics. Ces étiquettes restent minoritaires dans les observations disponibles et ne caractérisent pas le profil dominant du quartier.
  • C : 251 diagnostics ; D : 258 diagnostics. Ces deux classes sont les plus représentées et forment le principal point de repère pour lire la distribution locale.
  • E : 181 diagnostics. Cette présence mérite une attention distincte : une lecture limitée aux seules classes F et G laisserait de côté une composante importante du parc analysé.
  • F : 48 diagnostics ; G : 18 diagnostics. Les passoires énergétiques regroupent ainsi 66 logements dans l’échantillon, soit 8,6 %, sans que cette proportion puisse être attribuée automatiquement à un immeuble particulier.

Une consommation médiane de 200 kWh/m²/an, contre 174 à Vesoul

Les indicateurs disponibles situent Jean-Jaurès-Petit-Banque au-dessus des références de Vesoul pour la consommation médiane et le coût énergétique annuel médian estimé. La consommation atteint 200 kWh/m²/an dans le quartier, contre 174 kWh/m²/an dans la ville. Le coût médian estimé est de 1 107 €, contre 1 000 € à l’échelle communale, alors que la surface médiane locale est plus faible, à 60 m² contre 65 m². La part de passoires énergétiques suit la même tendance : 8,6 % contre 6,5 %. Ces comparaisons font ressortir un profil énergétique moins favorable sur les indicateurs cités. Elles ne suffisent toutefois pas à attribuer cet écart à la seule ancienneté des constructions. Les caractéristiques détaillées des logements et de leurs équipements ne sont pas fournies.

Vendre dans un quartier où 66 logements diagnostiqués sont F ou G

Pour préparer une vente, l’intérêt de ces données est de replacer le DPE du bien dans son environnement immédiat. Un logement classé C appartient à l’une des catégories les plus présentes, avec 251 diagnostics, tandis qu’un logement F ou G relève des 66 passoires recensées dans l’échantillon. Cette comparaison aide à présenter la situation énergétique avec précision, sans réduire le bien à la réputation de son quartier. Dans ce secteur où 63,7 % des logements analysés datent d’avant 1975, il est pertinent de distinguer l’âge du bâtiment de sa performance actuelle. Le dossier du logement peut servir à examiner ses caractéristiques et les éventuelles améliorations documentées. En revanche, aucune donnée fournie ne permet de chiffrer l’effet d’une étiquette sur la valeur de vente ou sur la négociation.

Louer : utiliser les 1 107 € estimés comme repère, pas comme prévision

Pour une mise en location ou une recherche locative, le coût énergétique annuel médian estimé de 1 107 € donne un contexte local, mais ne remplace pas l’estimation associée au logement proposé. Le quartier comprend des biens aux étiquettes différentes, de A à G, et une même médiane ne résume pas cette diversité. Le propriétaire comme le candidat locataire ont donc intérêt à examiner le DPE individuel, sa consommation indiquée et les caractéristiques décrites, plutôt qu’à appliquer au bien la valeur du quartier. La présence de 48 logements F et de 18 logements G invite aussi à identifier précisément la classe du logement concerné. Les seuls chiffres fournis ne permettent pas de conclure sur sa situation réglementaire, le montant d’un loyer ou les travaux à entreprendre.

Questions fréquentes

Jean-Jaurès-Petit-Banque est-il moins performant que Vesoul sur le plan énergétique ?

Les indicateurs fournis sont moins favorables dans le quartier : 8,6 % de logements F ou G contre 6,5 % dans la ville, et une consommation médiane de 200 contre 174 kWh/m²/an. Ce constat porte sur les échantillons analysés. Il ne signifie pas que chaque logement du quartier est moins performant qu’un logement situé ailleurs à Vesoul.

L’ancienneté du quartier signifie-t-elle que tous ses logements sont mal classés ?

Non. Les constructions d’avant 1948 représentent 34,4 % des diagnostics, mais le quartier compte aussi 251 DPE classés C et 258 classés D. L’âge du bâti et l’étiquette énergétique décrivent deux caractéristiques distinctes. Sans informations techniques supplémentaires, il n’est pas possible d’expliquer le classement d’un logement par sa seule période de construction.

Peut-on estimer les dépenses d’un logement avec la médiane du quartier ?

Les 1 107 € de coût énergétique annuel médian estimé constituent uniquement un repère local, à comparer aux 1 000 € observés à Vesoul. Ils ne prédisent pas la facture d’un logement précis. Pour vendre, acheter ou louer, il convient de partir du DPE du bien concerné et de ne pas lui attribuer automatiquement les médianes du quartier.

Sources officielles

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